
En 1937, un groupe d’intellectuels marocains épris de nationalisme créent le plus grand monument du sport au Maroc. Le 08 mai de cette année est crée le Wydad Athletic Club (WAC), tout d’abord dans sa version Natation, puis Basket Ball avant que le génie du Père Jégo ne dévoile l’œuvre de sa vie, la section Football qui fit et fait encore vibrer les cœurs de millions de fans à travers le monde.
Seul club au Maroc à être entièrement constitué d’autochtones (le nom donné aux marocains à l’époque), le Wydad allait combattre pendant quasiment une vingtaine d’années pour s’imposer au sein des autres équipes du championnat national et remporter d’historiques victoires récompensées par des titres de gloires aux dépends des forces occupantes. Grâce à cette particularité, le Wydad était appelé Wydad Al Oumma (Wydad, bien de la nation) ou bien Wydad Al Maghariba (le Wydad des marocains, Wydad signifiant « Amour » en Arabe). Ses victoires étaient célébrées par des nuits de fêtes dans les villes marocaines qui étaient indépendantes pour l’occasion, tandis que ses défaites constituaient des drames nationaux.
Un club fortement influencé par le nationalisme
Elevés dans le berceau du nationalisme et de la lutte pour l’indépendance, les joueurs du Wydad avaient toujours derrière eux un public incroyable constitué uniquement de marocains qui estimaient que le WAC était l’équipe nationale du Maroc. Il était très mal vu par les autorités de l’époque d’encourager cette équipe, mais ceci n’empêchait pas le Wydad d’être toujours suivi lors de ses matchs à domicile ou à l’extérieur par un public incroyable.
C’est d’ailleurs à partir du public qu’est venu le choix de la mascotte du club qu’est l’Oie. En effet, à l’époque les supporters marocains n’avaient pas le droit de supporter le Wydad, ils devaient rentrer au stade et rester bouche cousue même si leur équipe marquait. Face à cette injustice, les premiers supporters de l’époque eurent une idée ingénieuse, ils venaient au stade accompagnés d’une « oie » ou d’un « canard » caché sous la manche, ensuite dès que le Wydad marquait ils rassemblaient toute la « volaille » dans un coin et la « canardait » de cailloux, ce qui poussait les pauvres bêtes à crier et à lâcher des « Ouac Ouac » qui rappellent bien sur les trois lettres du club, WAC.
Ceci démontre bien que les joueurs de l’époque pouvaient déjà compter sur des supporters capables de braver toutes les difficultés pour les encourager, ils étaient à l’époque les premiers Fida2iou al Wydad, et l’équipe le leur rendait bien, remportant de nombreux titres nationaux et internationaux. C’est ainsi que fut crée l’un des seuls chants qu’il reste de cette époque, le fameux « Yal 3achak F Sport, Tfaraj fel Wydadia, Wydad hya le plus fort, 3la chamal Ifrikia ». Fort de ses millions de supporters, le Wydad pouvait rentrer dans l’après indépendance. (photo : Finale de la Coupe d'Afrique du Nord 1951 entre le Wydad et Bel Abbess au Stade Philip à Casablanca)
Le supportérisme marocain :
Après l’indépendance du Maroc, chaque club commençait à représenter ses propres couleurs et non plus celle du pays comme l’était le Wydad. Ce dernier partait certe avec une très grosse avance étant aimé par l’ensemble de la population, ce qui faisait dire à l’époque que chaque marocain aime deux équipes, « celle qu’il apprécie, et le Wydad ».
Pendant les premières années du championnat national, plusieurs adversaires allaient se déclarer au Wydad, ainsi qu’a ses supporters. Il y eu d’abord la création des FAR qui fit un penchant à la main mise de Casablanca sur le football national, ensuite ce fut le Kawkab de Marrakech et le MCO qui battaient souvent les Rouges en finale de Coupe du Trône ; il y eu également au niveau de Casablanca la création du Raja, du TAS et de l’Etoile, trois clubs qui tentaient de déranger l’hégémonie du WAC sur Casablanca.
Face à toutes ces équipes eurent lieu de grandes batailles dans les années 60, de grands matchs ou assistaient de très nombreux supporters principalement acquis au WAC.
Les années 70 allaient être marquées par l’arrivée de nouvelles équipes telles que Sidi Kacem, un déplacement qui était à l’époque très redouté par les Fans du WAC du fait de la grande animosité des locaux ainsi que de leur impunité par les forces de l’ordre (le président de l’époque était à l’époque un militaire très craint au Maroc). Il y avait également les déplacements à Kenitra qui était fort redoutés souvent en raison de lancers de cailloux. Mais ceci n’a pas empêché le WAC de marquer les années 70 avec ses supporters et de remporter de nombreux titres, principalement au Stade du Père Jégo qui était souvent en fête avec la présence des tambours dans la tribune latérale droite, de cet endroit étaient lancés quelques chants dont le fameux « Gouloulha LWydadia, yallal ya lalaaal ». Par la suite le Stade Mohamed V allait réouvrir ses portes pour la finale entre le Wydad et le Chabab de Mohammedia qui sera suivie par plus de 80.000 spectateurs (cf photo ci dessous).

Les années 80 allaient la aussi être marquées par un retour des FAR de Rabat au premier rang, les duels avec cette équipe étaient très marqués et souvent énormément à Casablanca et Rabat ou des militaires venaient remplir les gradins.
Parmi les matchs qui ont été marqués par une grande affluence du peuple Wydadi, on cite une certaine finale de la coupe Arabe jouée au Stade El Harti de Marrakech opposant le Wydad à l’équipe d’El Hilal Assaoudi en 1989.
Les années 90 allaient démarrer les premiers soubresauts du mouvement des supporters marocains. Dès cette période certains commençaient à être lancés en masse par le public, personne n’oubliera le fameux « Ana Ya rabbi kane bghi fer9a 7amra, ou bidawya, kate l3eb bte9nya » ou bien le célèbre « Bola Hamra » ou encore après le départ du gardien Azmi au RCA, le fameux « Daoudi Bel Gouchya, la Azmi la Toutya ». A cette époque le noyau actif des supporters se trouvait dans la tribune 4 du Stade Mohammed V, avec le lancement des chants, des premières gestuelles et même l’apparition de certains drapeaux.
Comme grand match de cette période on notera la demi-finale entre le WAC et l’ASFAR, également la finale de la coupe du trône entre les rouges et l’OCK jouée devant plus de 50 000 spectateurs à Rabat en 1991 mais le match le plus mémorable restera l’historique finale de la coupe d’Afrique des clubs champions opposant le Wydad au Hilal Soudani, une finale déroulée devant plus de 90 000 spectateurs et qui marquera le premier titre continental du WAC.
Au milieu des années 90 le noyau des fans se déplaça à ce que l’on appelle actuellement « Dar » c’est à dire la partie centrale de la tribune latérale en face de la tribune officielle. C’est la que sévissait un certain « Hassan Maquillage », l’une des principales figures du public du Wydad qui est décédé dans des circonstances bizarres il y a quelques années. De cet emplacement qui portait à l’époque le nom de FRIMIJA du fait de la forme que formait « Dar », sont partis de nombreux chants comme le remix de Nass El Ghiwane « La ilaha ila allah, …. », ou bien le célèbre « Olé Olé Wydad AC » qui fut repris par tous les supporters du pays. Il y eu également le fameux « Saber Saber hou hou » qui fut ensuite volé par Bassir l’attaquant du raja et de l’équipe nationale.
Lors d’une finale jouée à Rabat devant plus de 30 000 Wydadis opposant le WAC au KACM, les rouges suite à un coup franc anthologique de Rachid Daoudi remportent leur 7ème coupe du trône. Un an après et malgré les déceptions au niveau du championnat, le complexe Moulay Abdellah abritera l’une des finales les plus mémorables de cette prestigieuse coupe entre le Wydad et l’ASFAR. Le fidèle qu’il est, le peuple Wydadi envahira la capitale et verra enfin de compte son équipe s’imposer devant les militaires sur le score de 2 buts à 1.

De spectateur à Supporter :
Le début des années 2000 allait être marqué par l’arrivée de certains chants un peu plus longs tels que « Ana Mali Fiyach » ou bien « Aya Wydad », ces chants étaient souvent repris en cœur avec ce que l’on pouvait déjà appeler à l’époque un CAPO. On commençait à trouver des choses organisées, l’on découvrait par exemple pour la première fois des banderoles géantes comme celles réalisées par l’Association Rouge et Blanc, une association qui sortira du contexte associatif de l’époque qui était basée sur la « mar9a » et les enveloppes bien gonflées. Elle fera trembler les tribunes marocaines et mettra au point les premières animations avec différents styles laissant les présents bouche bée. Rouge et Blanc organisait aussi les déplacements collectifs vers des villes comme Meknès, Fès, Khemisset, Oujda, Agadir ou encore Le Caire où jouait le Wydad sa finale de la Supercoupe face au Zamalek en 2003.
Face à ces changements, les supporters du Wydad malgré la grosse crise que connaissait leur équipe, commençaient à prendre conscience qu’ils devaient agir, passer de cette étape de simple « spectateur » à celui de « supporter » que l’on peut qualifier d’acteur dans le match. La saison 2001-2002 sera, celle du public Wydadi sans discussion. Ayant une équipe solide, le peuple rouge envahira toutes les villes du royaume apportant un soutien inconditionnel à son club ce qui a permis au WAC de finir second à deux points d’un titre qui semblait très proche. Cette saison était également marquée par un événement triste lors du derby de la coupe. Youssef Belkhouja, le défenseur Wydadi cédera l’âme suite à une crise cardiaque. Fort apprécié par le public, Youssef restera à jamais dans le cœur des supporters et il n’est pas rare de voir jusqu'à maintenant des maillots floqués du 19 qu’il portait le jour de son décès.
Le berceau du Mouvement Ultra au Maroc
La sauce était prête pour permettre la naissance des premiers groupes Ultras. C’est ainsi qu’a partir de la saison 2004/2005 et surtout lors des matchs en soirée et lors des déplacements, se forma ce que l’on appelait à l’époque la « clique taliano », un groupe de jeunes qui allaient à l’ensemble des matchs et se déplaçaient dans toutes les villes ou jouait le WAC. La particularité de ce groupe, c’est la reprise de nombreux chants, pour la plupart algériens ou tunisiens, qui étaient réadaptés au Wydad et repris pendant toute la durée des matchs, chantés debout. C’est ainsi que furent chantés « lemmima ted3ilna » ou bien « Sansiro 3anda Barrage » lors des grosses soirées de Coupe Arabe.
Cette saison sera, quant à elle, marquée par un déplacement massif du public Wydadi à Rabat pour assister à une énième finale programmée dans cette ville et contre l’équipe locale. Ils étaient presque 40 000 fans à bouffer les 100 Km qui séparent les deux villes. Malheureusement, ils verront les rouges s’incliner suite à l’épreuve des tirs aux buts.
Cette même saison verra les premiers craquages organisés du royaume. Alors que les supporters Rbatis prenaient place dans leur éternelle latérale, le public Wydadi pétera plus qu’une vingtaine de torches au virage sud occupé actuellement par ces mêmes supporters. Aussi pour le compte du derby retour, des dizaines de fumigènes ont été craqués à l’entrée des joueurs. Un festival pyrotechnique impensable alors que les supporters des autres clubs n’avaient pas encore craqués leur toute première flamme.
Les Winners & Fida2iou Al Wydad : La nouvelle dimension
Impressionnés par ce qui se passe dans les tribunes européennes, des gars actifs de la Frimija décident de créer le tout premier groupe Ultra du virage nord (et le seul), c’était durant l’été 2005. Le nom sera inspiré de la mentalité gagnante du WAC : Les Winners ou les Gagneurs. Mais bien avant la création officielle du groupe, et lors du déplacement à El Jadida pour le compte de la deuxième journée, trois bâches furent déployées indiquant la naissance du Mouv’ au Maroc. Il s’agit des bâches ‘La Storia Siamo Noi’, ‘Forza Wydad’ et ‘Curva Frimija’.
La naissance officielle du groupe devra attendre le 13 novembre 2005, on joue alors la 8ème journée de la saison au stade Père Jégo, qui abritera le match WAC-ASS, une bâche avec un fond noir, une police rouge et un logo de Fedayn qui s’inspire de la culture du club, fera son apparition. Des problèmes d’impression ont dû attarder la sortie de la bâche qui devait être accrochée bien avant cette date. C’était le début d’une ère pleine de gloire : l’ère Winners.
L’après 13 Novembre 2005 :
Le Groupe se structure rapidement, et repose sur un noyau très réduit de membres actifs, qui réalisent les premiers projets, organisent les premiers déplacements. Et ils font cela plutôt bien malgré leur jeune âge et le manque d’expérience, la preuve en est, le Groupe comptait presque 90 adhérents dès sa première saison.
Mais les débuts sont loin d’être roses, et pour cause. Plusieurs problèmes secouent le groupe et menacent sa survie. Pas facile pour un groupe de prendre son essor dans ces conditions mais, les Winners qu’ils sont, ils ont pu éviter la tempête et continuer leur aventure.
Certains stades se souviennent et se souviendront certainement de ces visiteurs agités qui accompagnaient Le Wydad avec leurs tambours, leurs drapeaux, leurs fumigènes, leurs t-shirts rouges et qui foutent le bordel dans les différents parcages marocains. Au fil des mois, le groupe s’organise pour mettre au point des animations et coordonner les initiatives personnelles, nombreuses à l’époque. Le premier chef d’œuvre des Winners fut l’immense voile FRIMIJA sortie lors du derby du 04 Décembre 2005. Accompagnée d’une dizaine de pots orange et trois mini voiles, l’effet visuel était au rendez-vous.

S’en suit un certain Dimanche 01 Janvier 2006, le Wydad jouait à l’époque un match crucial dans sa course vers le titre l’opposant à l’OCK. Ce match se jouera dans un Père Jégo plein à craquer et ce fut l’occasion pour les Winners de faire le premier tifo intégral du royaume, trois voiles accompagnées de plusieurs bandes plastiques rouges couvriront l’intégralité du virage nord.

Mais ce n’est pas vraiment par les spectacles chorégraphiques que le groupe s’illustrera dans ces débuts. Les Winners ont constitué un vrai soutien au WAC dans sa conquête de titre, les déplacements massifs, les chants sans arrêt et l’appui inconditionnel étaient monnaie courante au sein des Wins.
Viendra l’inoubliable Mercredi 24 Mai 2006, Le Wydad n’est plus qu’a un seul point du titre tant désiré et compte encore 4 matchs à jouer. Ce point il faudra le prendre face au Raja lors d’un match en retard. Conscients de leur rôle primordial, les Winners se lancent dans des préparatifs sans cesse pour préparer une grande voile portant le logo du groupe et le mot « Curva Nord » dessus. Le mythique virage Wydadi archi comble et dirigé par les Winners fut d’un grand apport moral pour les coéquipiers de Benchrifa.

Malgré le but concédé sur penalty injuste, certains fumigènes craqués donneront des ailes aux joueurs. On joue la 96e minute, à une minute de la fin du match, une suite d'espoirs, de peurs, d'émotions secoue le Med V. Les regards se croisent, la tension se fait de plus en plus palpable, le silence pesant et…un missile du pied gauche de Louissi finit en pleine lucarne. Ce qui va se passer après fut en un mot TROP. La hystérie totale sur les gradins nord du complexe Mohamed V, des larmes, des torches craquées à gogo, des évanouissements bref le Wydad est champion du Maroc pour la 16e fois et devant l’ennemi juré, quoi de plus beau !!
La version marocaine du Mouv’ :
Entre les ados en mal de sensation qui impriment des bâches de toutes tailles toutes couleurs et entre ceux qui se prennent pour des Hools, Casuals ou Tecktoniqueurs l’arbitraire règne. Au même temps c’est la mode du grand n’importe quoi dans tous les virages locaux. Le Mouvement marocain se cherche !!
Conscients de ce qu’une bâche détenue par une bande de 5 gamins, peut nuire à l’image du virage Wydadi, les Winners décident d’interdire toute sorte de bâchage non valorisant le groupe ou le club. Par la suite, uniquement les bâches du groupe et des sections seront tolérées. La réorganisation du virage se fait dans le calme et lorsque certains insistent le groupe s’impose.
La saison 2006-2007 sera, quant à elle, la saison de confirmation. Le rythme des tifos s’accélère, la gestion des déplacements s’améliore, et des sections Wins voient le jour. Le nombre d’adhérents atteint les 120 membres. Pour marquer son existence, les Wins lancent leur premier produit dérivé : Un t-shirt rouge simple portant le logo du groupe. S’en suit l’écharpe rouge qui fut une immense réussite au Maroc. Tout de suite l’écharpe plait beaucoup, elle devenait un moyen de revendiquer l'appartenance au groupe, de faire savoir aux autres qui sont ces personnes. De ce fait, ces produits finissent par contaminer beaucoup de jeunes de la Frimija, qui attirés par le style Wins, décident de rejoindre les rangs du groupe.
A peine la saison commencée, les Winners réussissent un grand coup. Ils parviennent à dérober la bâche officielle d’un groupe ennemi les « Green Boys » et ils l’exposent à l’envers tout près du local du groupe, pissant et crachant dessus avant de la rendre à ses pauvres propriétaires qui continuent de la bâcher avec notre pisse lors des matchs de leur pauvre équipe, c'est pas malheureux d'avoir de tels adversaires ? même pas capables d'avoir un mininum d'honneur et un gramme de fierté.

La scission du groupe dans l'unité du virage :
Cette saison 2006/2007 sera surtout marqué par une fissure entre les principales composantes du groupe, le noyau se partage en deux et l’on assiste alors lors de nombreux matchs à l’apparition d’une seconde bâche en rouge et blanc. La relation entre les deux parties n’est pas au mieux et certains pensent à créer un nouveau groupe. Le statu co sera conservé en attendant des jours meilleurs, les membres des deux parties restants amis, mais certains problèmes subsistent.
En février 2007, les Winners fêtent les 70 ans du club à Rabat lors du derby face aux Jrads, il a été convenu entre les membres du noyau de faire une animation digne du palmarès somptueux du WAC. Les Winners se déplacent au complexe Moulay Abdellah en portant tout le matos nécessaire pour réussir la chorégraphie. Des bâtons, 8 voiles immenses, des banderoles provocatrices, des drapeaux bref tout ce qui est nécessaire pour faire la fête. Le chef d’oeuvre final fera couler beaucoup d’encre et tout le monde commence à se poser la question : Qui sont ces Winners ?
Ce match fut aussi l’occasion de piquer l’arrogance des supporters ennemis par des banderoles Amusantes, ironiques, moqueuses parfois offensives et méchantes. Le fameux ’36 titres sans vendre son cul à l’ONA’ ou encore ‘Père Jégo a vécu dans la gloire et mourut dans la honte’ feront chier pas mal de gens en face. Ces messages lourds naissent d'études et réflexions longues et pondérées. C’est la guerre des nerfs !!

Presque deux mois après, plus exactement le Samedi 14 Avril, le Wydad jouera à Casablanca face à l’ASFAR qui peine à gagner le WAC depuis 11 ans. Cette rencontre, qui verra les rouges s’imposer, sera marquée par un historique vol de la bâche ‘Black Army’ depuis le parcage des supporters adverses (premier vol du genre au Maroc). Au fait, un des nôtres a eu les couilles d’aller jusqu’au parcage visiteur puis arracher la bâche et courir jusqu’à la latérale où il trouvera des renforts. Ladite bâche sera exhibée au cour du match sur la bâche Winners devant les regards paniqués du public Rbati. Mais bien avant, les Winners feront l’un des meilleurs tifos de l’histoire du Mouv’ marocain glorifiant le Groupe et ses deux ans d’existence. Ça fait un KO sur tous les plans !
La saison 2007/2008 verra la participation du WAC dans différentes compétitions avec tout ce que cela implique comme effort moral et matériel. L’équipe réussit à recruter les meilleurs éléments du championnat marocain et tout le monde pense que le grand WAC ravagera tous les titres possibles.

Elle commencera plutôt bien cette saison avec une grandiose victoire lors du derby casablancais comptant pour le quart de finale de la coupe du trône (2-0). Les Wins font preuve d’une grande classe en réussissant l’une des chorégraphies les plus belles d’Afrique glorifiant le record détenu, à l’époque, par le club en termes de coupes gagnées (9). Ce match verra l’arrestation injuste de trois membres qui vont purger chacun un mois de prison ferme. Le groupe a essayé par tous les moyens de médiatiser l’affaire mais ça donnera un grand WALOU. Ça fera couler beaucoup d’encre et ça fera aussi chier toute une communauté mais sans aucun résultat. Pas seulement ça, des actes de vandalismes ayan lieu à la fin du match venant principalement des supporters adverses (après la défaite de leur équipe) donneront naissance à des décisions bizarroïdes. La hache de la commission de discipline s'abat sur le Wydad qui devra jouer trois matchs à huis clos !! Heureusement que le ridicule ne tue pas.
Par la suite, grande sera la déception du peuple rouge. Une disqualification en demi-finale après l’épreuve des tirs aux buts, des résultats caricaturaux enregistrés en championnat avec des défaites à gogo et une honteuse 7e place en fin de saison. Cependant l’aventure en Champions League Arabe réussit bien.
En Coupe Arabe, le Wydad décroche une place pour la phase des poules, il a été convenu entre le noyau décideur de faire un déplacement collectif en Egypte pour encourager le WAC dans son match contre Al Jaych Al Misri, plus d’une trentaine de membres font le déplacement (à 6500 dh le billet quand même). Ce Lundi 03 Mars, les Winners font une démonstration de force de leur grand cœur, poussant l'équipe vers une demi-finale tant rêvée. Ce match joué en pleine base militaire verra un craquage massif des Fida2ious Al Wydad. Une trentaine de torches sera pétée dans une ambiance festive suite à quoi 6 gars seront arrêtés avant qu’ils ne soient relâchés deux heures après. Une fois de retour à l’hôtel, place à la fête.
Puis arrive la demi-finale, les Winners devaient parcourir tout le continent africain et asiatique pour arriver en Jordanie où se déroulera la rencontre. Ils étaient la bas avec une foi intacte et un amour incessant, le Wydad réussit un gros coup en s’imposant (1-2) et c’est le paradis en attendant le match retour.

Pour le match retour, il a été décidé de faire une animation digne du nom du WAC. Le thème choisi allait avec le contexte du match : Mémoriser le premier titre international du Wydad et rendre hommage à la génération de la triplette magique 1948 (Chtouki, Abdesslam et Driss). De grosses sommes d’argent ont été dépensées, en plus d’une série de travaux sans cesse pour finir les voiles à temps. Six grandes voiles ont été préparées portant l’ancien logo du WAC et les visages de la triplette. La partie haute du virage devait tracer une grande étoile jaune en plein axe et 1948, l’année de notre premier titre international avec comme message principal « Il y a 60 ans, la triplette magique inaugurait notre palmarès mythique ». Le jour J, après 7 heures des travaux de coupage, collage et traçage les forces de l’ordre viendront enlever cruellement le tout sans aucun motif convainquant. Un geste qui demeure injustifié sur tous les niveaux et qui émane d’une haine profonde vis-à-vis des couches populaires les plus démunies. A deux heures du coup d’envoi, les supporters commencent à remplire les gradins et entendent au même moment la mauvaise nouvelle. Ils déversent alors leur rage contre tout et des affrontements extrêmement violents ont faillit éclater avec la police. Paniqués, les autorités décident de calmer les foules en rendant les voiles à un quart d’heure du début de rencontre sans le reste du matériel !! Fouttage des gueules à tous les étages.
Le Wydad atteint la finale. C’est une confrontation maroco-algérienne entre le WAC et l’ES Sétif. Une semaine avant le match, l'attente en ville (voire royaume) est vraiment atroce : on ne parle que de ce rêve-coupe, finalement à portée de main et à un souffle de se réaliser. Tout un pays se mobilise pour une cause dite nationale. La pression sur le WAC atteint son summum mais également sur le groupe qui se doit d’honorer ses couleurs. Des réunions d’urgence sont organisées.
Arrivera le vendredi 09 Mai. Un complexe Mohamed V peuplé par plus de 60 000 spectateurs Wydadis venus de partout (Laayoune, Tiznite, Agadir, Essaouira, Marrakech, Settat, Rabat, Tanger, Houceima…) supporter le Wydad de la nation. Ce soir, une grande surprise attendait les présents. Au fait, ça faisait plus que 3 mois que le groupe essayait de résoudre le problème avec le noyau sortant (la seconde bâche) enfin de compte, tous les anciens conflits seront éradiqués et désormais le Virage Nord aura une seule grande bâche qui représente son groupe : les Winners. Le jour de cette finale, les mastres font ravage et l’ambiance, censée être des plus chaudes, tombera au fil des minutes. Des occasions franches seront gâchées bêtement, la rage monte, les aiguilles de l'horloge tournent vite, trop vite. Tout le monde pense que la coupe se jouera en Algérie mais à dix minutes de la fin, et contre le court du jeu, un attaquant algérien tuera tout espoir en marquant l’unique but de la partie. Tout un stade est en état de choc, les cœurs en morceau et les visages remplis de rage.

15 jours après, malgré les maigres chances de décrocher la coupe, les Winners se sont déplacés à Blida (Algérie) où la finale se jouera.Toujours avec cette croyance solide et cette fidélité sincère, ils risqueront leur vie en allant dans un territoire considéré depuis le bon vieux temps interdit aux marocains au vue des problèmes politiques liant les deux pays. Malgré une nette domination du WAC, le Wydad perd sa finale et tout un peuple Wydadi sombre dans un chagrin sans précédent pour une coupe qui semblait très jouable. A ce moment là à Blida, c’est la fin du monde.

Après cette saison royalement à coté de la plaque, le climat s’envenime autour du club et les rapports avec le président Akram et son comité deviennent électriques car désormais il n’ y a plus rien à se mettre sous la dent. Il fallait réagir !! Le groupe n’a pris aucune position tout au long de l’année. Il était temps d’exprimer son royal ras le bol de la situation merdique dont vit l’équipe. Les Wins décideront alors de faire des messages scandalisant la gestion amatrice du président et de l’actuel comité.
Toutefois, la cible principale reste Akram auquel sont renvoyés à la face de nombreuses fautes, comme la débilité de sa stratégie et le manquement de fermeté envers les joueurs. Chose dite, chose faite. Ce fut le mach WAC-JSM, 6 banderoles ont été préparées, on note ‘Une saison minable, dirigeants et joueurs tous coupables’ ou encore ‘Adhérents : Prenez vos responsabilités et chassez la racaille de notre comité’. Ces banderoles feront la une de tous les journaux marocains et l’objectif escompté a été atteint.
La saison 2007-2008 était en quelques sortes l’année de tous les malheurs. Lors du déplacement de Laayoune, Amine Rouf un fidèle guerrier Winners cède l’âme après une chute dramatique sur la jetée du port. Ce fut le Dimanche 09 Décembre 2007. La mort de Rouf, fatalement, remplit de douleur et de tristesse le cœur de tout le peuple Wydadi. Comme si toutes ces douleurs ne suffisaient pas, dans cette triste année, un autre gars est également parti : Mohamed Falah plus connu comme« Pokemone » après une hémorragie interne.
Tout comme ont été brèves leurs vies, leur souvenir restera pur dans le cœur et dans l'esprit de tous ceux qui les ont connus et appréciés.
L’union de la Curva Nord :
Véritable territoire, la Frimija ou la Curva Nord est un lieu de liberté très défendu par les Winners. En pleine saison, quelques indeps décident de faire un nouveau groupe, la Nord y risque gros et cela pour les Winners, ce n'est pas acceptable, et encore moins admissible.
Cette décision finisse par déboucher inévitablement sur des violentes discussions et aussi en quelques bagarres : le résultat est que ce groupe, après s'être mis à dos l'étiquette "d'indésirables", est éloigné et mis à l'écart de la Frimija. Ce n'est jamais bien, ni productif quand ces choses arrivent.
Dans les autres virages marocains, c'est le ravage des pseudo-bâches. Le jour où cette épidémie touchera le virage rouge, la Curva nord n'existera plus. C’est pour ces raisons que les détenteurs de ladite bâche furent purement et simplement refoulés hors du virage.
2008/2009 : La saison de tous les défis :
Après une années catastrophique au niveau des résultats sportifs qui s'est repercutée sur l'activité du groupe, les Winners mettront tout en oeuvre pour faire de la saison suivante une année exceptionelle au niveau de leur activité, elle sera finalement extraordinaire.
La saison débute par une bonne campagne d'adhésion, ce sont plus de 350 membres qui rejoignent le groupe dès les premières réunions, un chiffre encourageant qui pousse le noyau à travailler encore plus fort pour la fierté de tous les membres.

La première grosse réalisation qui restera gravée dans les mémoires de tous les Wydadis sera le tifo Wydad Al Oumma qui sera levé lors du derby aller, une fois de plus la Curva Nord renversera la Curva Sud qui pour l'occasion aura encore levé une horreur picturale. Ce tifo marquera les esprits et depuis ce jour la, le club a repris son titre d'antan qui lui avait été donné par le Sultan Mohammed V à son retour d'exil.
Les Winners venaient de marquer un grand coup qui allait marquer le début des exploits. Le second exploit de la saison vint à Mohammedia avec une tentative risquée "faire monter un tifo en choregraphie dans un stade sans sieges et avec un public non formé pour cela". La thématique est simple, un chiffre 12 et un message pour marquer le soutien des Winners en tant que 12eme homme. L'essai est concluant, le groupe décide alors de passer à l'étape supérieure.
Mais ceci allait venir après un déplacement historique en Tunisie pour voir le WAc face à Sfax pour le compte de la 1/2 finale aller de l'Arabian Champions League, un déplacement organisé par le groupe dans un ambiance de folie qui vit les rouges rammener le nul 1-1, sitot rentrés à Casa, les Wins se mettent au travail, un grand tifo les attend face aux FAR.
Face aux FAR, la première expérience de chorégraphie sera reconduite en grandeur nature, c'est à dire dans le grand virage du Stade d'Honneur. La thématique adoptée revient sur les 16 titres de Champion du Maroc remportés depuis sa création, un magnifique 16 Botola vient éclairer le virage nord et frapper les yeux de la bande d'abrutis venus supporter leur équipe militaire, le choc est enorme et l'ensemble de la communauté sportive applaudi le magnifique spectacle. Mais ce n'était que le premier acte de la pièce de théatre qui en comptera 4.
En effet, une semaine plus tard, les Wins remettent la machine en marche et portent ce qui sera probablement le plus beau tifo jamais levé au Maroc à ce jour, le fameux WAC - Eternal Love, ce sera face au Club Sfaxien pour le compte des 1/2 finales retour dans un stade plein à craquer. Fin de l'acte deux
L'acte trois sera face aux paysans du RCA, l'occasion pour le groupe de commémorer le slogan Together forever, une formalité en attendant la grande finale une semaine plus tard face au Taraji qui marquera la fin de la pièce et son 4eme acte.
Pour la finale, le groupe voit les choses en grand, il faut marquer le coup et affronter une fois de plus l'impossible et l'inimaginable. Tout le monde attend un tifo exceptionnel, ce sera un tifo incroyable, au lieu de se cantoner sur le virage Nord, le groupe opte non seulement sur le virage Sud mais sur l'ensemble du stade qui sera recouvert d'un habit rouge et blanc. Le parfait tifo intégral sera ainsi réalisé devant toutes les caméras du monde Arabe qui glorifieront à jamais ce fabuleux public du Wydad.
La saison 2008/2009 pouvait prendre fin avec ce quarté réussi et terminé en beauté, les centaines d'adhérents supplémentaires qui avaient rejoint le groupe et avaient contribué par leurs adhésions et leur achat de produits pouvaient être fiers.
Le groupe termine sa saison avec 700 membres.
2009/2010 : 17 Botola
Autant la saison 2008/2009 était intéressante avec plusieurs compétitions jouées, autant la suivante allait être difficile pour le groupe qui n'allait pouvoir s'exprimer qu'au niveau national en championnat du fait de la non qualification des rouges à une compétition internationale.
La saison allait débuter avec un gros problèmes pour le groupe, une des ex-figures du virage voulait créer la scission et partager la Curva Nord en deux, ceci allait se terminer uniquement par le poing et de nombreuses bastons qui prouvèrent au moins que la mentalité des supporters avait changée et qu'ils étaient tous favorable à un seul groupe dans le virage.
Mais ce début de saison allait surtout être marqué par une incroyable course à l'adhésion, les objectifs sont atteints dès les premières réunions et le chiffre de 1.000 membres est pour la première fois atteint en octobre 2009.
Forts de ce soutien les Wins allaient faire de leur mieux pour réaliser une grande saison, cela allait commencer avec un beau tifo à Fès qui sera suivi d'un déplacement monstre à Rabat face aux FAR, le fameux Conquista fel 3assima qui vit une marée rouge remplir les rues de la capitale.

Un déplacement qui fut marqué par une visite chez les farawis dans leur propre virage qu'ils n'oublieront pas de sitot.
De retour à Casablanca, les Wins préparent un autre grand coup, il s'agit du derby dans lequel ils prévoient pas 1 tifo, mais 2 ... Les préparatifs vont bon train, mais les conditions météo n'aident pas et la pluie fout tout en l'air, le double tifo est impossible et le groupe prend la décision importante mais sage de ne pas faire de "tal3a" dans ce derby qui attendu par tous. La décision est lourde mais il est inconcevable que les Winners réalisent quelque chose qui risque d'être mauvais et qui puisse salire l'image du club, l'excellence ou mourir tel est le leitmotiv. Pour compenser l'absence de tifo, les Wins distribuent plusieurs centaines de drapeaux qui offriront au virage une magnifique image.

Oublié le derby, les Wins réalisent leur premier tifo à domicile de la saison face au DHJ, une aude au Wydad et aux valeurs qui ont fait ce club, pour la première fois le groupe tente de dessiner le logo dans le virage avec un rendu satisfaisant à 60%.
Le match suivant sera lors de la phase retour avec un tifo face au MAS ou sera lancée une nouvelle appelation pour le groupe, Joundou Al Wydad, qui peut être traduite par "les gardiens du temple du Wydad". Un tifo composé d'une voile qui avait été préparée pour le derby et qui a donné un très bon rendu.
Mais les Wins n'avaient pas encore frappé leur grand coup de la saison, cela allait venir avec le tifo face aux FAR ou furent levés pour la première fois deux tifos consécutifs, un spectacle incroyable qui n'était pas attendu par les supporters.

Il ne restait plus qu'un seul match, une vengeance contre le destin, c'était le derby retour durant lesquels les Wins ont tenu à passer un message spécifique au match, le choix fut porté sur VAINCRE, un seul mot plein de sens qui symbolise toute la volonté des supporters lors de cette rencontre, le second tifo vient completer le premier puisqu'il symbolise ce peuple pour lequel l'équipe doit vaincre. Ce tifo connaitra un immense succès et sera utilisé par la suite dans de nombreux jingles TV.
La saison tifos des Wins ayant été un succès, elle allait être récompensée par un magnifique cadeau, un titre remporté à la toute dernière journée face aux jrads en face qui allaient s'incliner à Rabat face aux FAR. Les millions de Wydadis pouvaient laisser exploser leur joie dans toutes les rues du Royaume et même d'ailleurs.
Le Wydad venait de remporter son 17eme titre que le groupe allait commémorer lors du premier match de la saison suivante par un tifo CHAMPIONS, une saison qui allait marquer les 5 ans du groupe.
L’histoire des Winners n'a que 5 ans mais elle était loin de se terminer, une grosse saison attendait les Fida2i.
2010/2011 : Five
Le 13 novembre 2010, les Winners allaient fêter leur 5 années d'existence, un évènement que le groupe a voulu commémorer proprement en débutant les festivités dès l'été avec un final pour ce 13/11. Le premier coup vint avec le lancement du nouvel album qui pris fort logiquement le titre de FIVE avec comme Single de référence un morceau Rap/R&B surnommé Together Forever, un nouveau style lancé par le group hors des sentiers habituels.
La saison débute avec un match de Coupe face au KAC, une rencontre dont profite les Wins pour réaliser un tifo à la gloire du Champion. Un tifo qui sera un beau raté avec des couleurs et des détails invisibles de nuit. Le résultat sur le terrain viendra foutre en l'air cette soirée avec une élimination honteuse face à la petite équipe de Kenitra sur un large score.
Les Wins bien que sentant que la saison allait être bien pourrie, voulaient prendre leur revanche ce qu'ils firent lors du classico face aux FAR en réalisant l'un de leurs plus beaux tifos qui commémore les 5 ans, ce sera un superbe Fida2i avec l'inscription Five sur le virage et le V en grand signifiant les 5 ans du groupe.

Après ce grand coup les Winners avaient rendez vous avec la Coupe d'Afrique du Nord et un beau déplacement en Tunisie face au Club Africain, l'occasion d'aller faire la fête en terre tunisienne et de craquer quelques flammes au Menzeh.
Au retour les Wins réalisent un très beau tifo sur le virage, on y voit un très beau blason orné de laurriers avec l'inscription CURVA NORD, le rendu est magnifique et le niveau de détail est exceptionnel; une fois de plus malheureusement le résultat ne suivra pas et les supporters se reçoivent une immense claque, 3-0 à domicile.

